Coordination des opérations lors de gestion de crise
Lors de l'identification de risques sanitaires avérés liés à l'air intérieur, à l'eau et/ou aux ICPE (dont installations de refroidissement) sur un bâtiment, A2A Ingénierie intervient en tant que partenaire sanitaire dans la gestion de cette crise.
La gestion d'une crise est une succession de phases dont l'attitude des différents acteurs et décideurs est déterminantes pour l'issue des évènements. En fonction de la gravité des faits et de leur impact sur la santé des occupants, les décisions doivent être prises rapidement et auront une conséquence plus ou moins forte sur le fonctionnement de(s) l'entreprise(s).
Phase 0 : Passage en mode dégradé : ouverture de la cellule de crise
1. Réception de l'information et évaluation du risque
Lors de la prise de conscience du caractère exceptionnel d'un évènement, une cellule de crise est ouverte afin de coordonner les actions entre le propriétaire, l'administrateur de biens, la société en charge de la maintenance et le partenaire sanitaire.
L'objectif est d'animer la communication ente les participants et d'accélérer les prises de décision en fonction du caractère délétère de la crise pour limiter d'une part la propagation de l'évènement et d'apporter les solutions nécessaires.
2. Choix de la politique de communication
Dès la création de la cellule de crise, une politique de communication est décidée par le propriétaire ou son administrateur de bien. En aucun cas son partenaire sanitaire ou la société de maintenance ne peuvent y déroger.
| -> A ce stade, il est impératif que chaque acteur ait conscience de son rôle et de l'impact d'une communication non concertée. |
Phase 1 : Détermination et mise en œuvre d'un plan d'action
Après avoir identifié l'information à l'origine de l'évènement ainsi que sa fiabilité, un plan d'action est déterminé. Celui-ci se base sur l'expertise des sources de pollution, des dysfonctionnements techniques et des risques générés par l'utilisation et l'entretien des installations.
Ce plan d'action se décompose en trois éléments :
- Les actions immédiates et nécessaires à la sécurisation des installations.
- Les mesures compensatoires, pour maintenir autant que possible les activités : par exemple, distribution de bouteilles d'eau, location de groupes électrogènes…
- Les actions correctives, échelonnées dans le temps en fonction de leur importance et de leur coût.
| -> Le plan d'action est une solution concertée pour sortir de la crise. Tous les partis doivent en suivre les décisions pour éviter l'aggravation et/ou la répétition d'une crise. |
Phase 2 : Retour à une situation normale
Suite aux différentes actions correctives entreprises, de nouvelles analyses sont réalisées pour estimer le retour à une situation normale.
Dans la continuité de la politique de communication définie initialement, un rapport final de gestion de crise est dressé.
Il en découle la rédaction d'une note d'information destinée aux usagers pour les rassurer.
| -> Cette communication marque le retour à une situation normale et acte la fermeture de la cellule de gestion de crise. |
Retour d'expérience
Le retour à une situation normale implique la fermeture de la cellule de crise.
Cependant, la vigilance des différents acteurs ne doit pas être relâchée !
Pour limiter le renouvellement d'une crise, un retour d'expérience est mis en œuvre. Celui-ci se base sur :
- L'analyse des signaux avant-coureurs, et des réactions qu'ils ont impliquées.
- L'analyse des données recueillies lors de la crise sanitaire : réactivité de chaque parti, apport des travaux effectués, impact des mesures compensatoires, qualité des communications vers les différents acteurs…
-> L'intérêt d'une telle démarche est double. Le retour d'expérience permet :
- D'établir un plan de surveillance renforcé en tenant compte des carences de l'ancien système et prévenir des situations de crise.
- D'établir un plan de continuité d'activité et autres systèmes de mangement pour améliorer la réaction du personnel et amoindrir l'impact économique d'une crise sanitaire.
